Lâchez prise

Je vous soumets ce texte extrait d’un livre que m’a prêté Annick.
C’est pour moi une belle leçon de vie à laquelle on devrait se référer.

« Chaque personne est responsable d’elle-même.
Il est impossible de résoudre les problèmes d’autrui.
Se tourmenter ne sert à rien.
Il suffit d’adopter une politique de distance par rapport aux problèmes des autres afin de s’occuper des siens.
Nous devons vivre du mieux que nous pouvons, nous efforcer de définir ce qui peut être changé.
Alors on cesse de vouloir changer l’inchangeable.
On s’applique à résoudre les difficultés et on ne passe plus son temps à se mettre dans tous ses états.
Si malgré tout on n’arrive pas à trouver la solution, alors on apprend à vivre avec son problème ou en dépit de lui.
Et on essaie de vivre heureux, en gardant héroïquement à l’esprit ce qu’il y a de bon dans sa vie actuelle et en éprouvant de la reconnaissance.
Lâcher prise implique de vivre dans l’instant, dans l’ici et maintenant.
Lâcher prise ne signifie pas désintérêt.
C’est au contraire apprendre à aimer les gens, à instaurer des rapports avec eux sans se rendre fou.
On cesse de semer le chaos dans son esprit et dans son entourage.
Et parce qu’on cesse de se débattre anxieusement, compulsivement, on devient capable de prendre des décisions saines quant à la meilleure façon d’aimer et de résoudre ses épreuves.
Le jeu en vaut la chandelle ; en récompense, on trouve la sérénité, une profonde sensation de paix, la capacité de donner et de recevoir de l’amour.
On reçoit le loisir de vivre sa vie sans culpabilité excessive envers les autres.

Lâcher prise est à la fois un acte et un art.
C’est un mode de vie.
C’est aussi un don.
Un don que recevront ceux qui le chercheront.
Avec un peu d’humilité, la volonté de céder et quelques efforts, chacun peut y arriver. »

Extrait du livre « Le dernier pour la route» d’Hervé Chabalier aux éditions Robert Laffont